Yasunari Kawabata
C’est mon écrivain japonais préféré, et l’un des plus connu en occident.
Je vous passe les détails biographiques, parce que même moi je ne les connais pas précisément, mais sachez juste qu’on retrouve une dimension biographique dans beaucoup de ses œuvres, voire fantasmatique : l’image d’une femme idéale rencontrée dans sa jeunesse, des récits de voyages, des « nouvelles » en fait ses premiers écrits des notes qu’il avait consignées dans son journal…
Il est déchiré entre modernisation et respect des traditions ; on pense que c’est une raison à son suicide qui demeure mystérieux. A noter qu’il se fait seppuku.
Le dernier roman écrit par le maître est Kyoto : c’est l’histoire de jumelles séparées à leur naissance, et qui sont élevées dans deux milieux très différents (l’une à Kyoto même, l’autre dans la campagne environnante). Déchirées par leurs origines sociales et leurs modes de vies trop différents, elles décident de ne plus se revoir. Ce roman est considéré par beaucoup comme une explication de son suicide, car il décrit la décadence et l’enlaidissement de Kyoto, en pleine période d’américanisation.
Il y en a beaucoup d’autres, et parmi mes préférés : Tristesse et Beauté (particulièrement cruel), les Belles Endormies, Chroniques d’Asakuza (des nouvelles se déroulant dans le fameux quartier tokyoïte)…
Il a écrit pas mal de romans et de nouvelles. L’écriture peut être déroutante au début, car même traduits en français, les romans japonais ont une langue, des expressions, une construction des phrases qui leurs sont propres. C’est assez étrange mais très séduisant.
J’attends vos réactions !