Benkei Président des Sohei

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 | Sujet: le japon et e conseil de securité de l'onu Mar 24 Mai - 9:57 | |
| lundi 23 mai 2005, 14h56 Le Japon se rapproche d'un siège permanent au Conseil de sécurité
TOKYO (AP) - A présent, le Japon croit en avoir assez fait pour mériter un siège de membre permanent au Conseil de sécurité des Nations unies. Bon élève, Tokyo a envoyé des milliers de soldats à l'étranger pour participer à huit opérations de maintien de la paix de l'ONU, et croit donc avoir droit à ce privilège.
Au terme d'un énorme effort de "lobbying", depuis plus d'une décennie, le Japon ne se trouve plus qu'à un veto de son objectif... car la Chine pourrait s'y opposer.
Tokyo a rejoint le Brésil, l'Allemagne et l'Inde sur un projet de résolution qui prévoit de faire passer le nombre de membres du Conseil de sécurité de 15 à 25, et d'accorder à ces quatre pays -ainsi et qu'à deux pays africains- des sièges permanents. Les quatre pays demandeurs affirment bénéficier du soutien de 120 membres de l'ONU. Le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan a pour sa part annoncé qu'il voulait une décision sur l'élargissement du Conseil avant septembre.
"Une réforme du Conseil de sécurité est discutée depuis plus d'une décennie maintenant, et le temps est venu d'agir", a déclaré le mois dernier Kenzo Oshima, représentant du Japon à l'ONU, devant l'Assemblée générale. "Le Japon ne fera l'économie d'aucun effort pour travailler avec d'autres Etats membres et parvenir à ce but."
Cette quête est devenue une priorité politique pour le Japon. Du Premier ministre Junichiro Koizumi aux bureaucrates du ministère des Affaires étrangères, de nombreux Japonais se sont associés aux pressions exercées par leur pays.
Des dignitaires étrangers venus au Japon ont été sollicités et des ambassadeurs japonais du monde entier ont été rappelés à Tokyo cette semaine pour, entre autres choses, recevoir des instructions sur la meilleure manière de vendre la candidature nippone. Le moment n'a jamais été mieux choisi.
Un nombre croissant parmi les 191 Etats membres de l'ONU expriment leur mécontentement au Conseil de sécurité. L'idée d'une révision de sa structure est particulièrement soutenue. Il est actuellement composé de cinq membres permanents (Etats-Unis, Russie, Chine, France et Grande-Bretagne) dotés du droit de veto, et de dix membres non-permanents choisis régionalement pour des mandats de deux ans.
Le Japon, le Brésil, l'Allemagne et l'Inde souhaitent ajouter six sièges permanents: deux pour l'Asie, un pour l'Amérique latine, un pour l'Europe de l'Ouest et deux pour l'Afrique. Ils souhaitent aussi ajouter quatre sièges non-permanents: un pour l'Afrique, un pour l'Asie, un pour l'Europe de l'Est, un pour l'Amérique latine et les Caraïbes.
Selon ces pays, le Conseil de sécurité, constitué après la Seconde Guerre mondiale, ne représente plus les réalités politiques d'aujourd'hui et devrait ouvrir davantage ses réunions, informé davantage les non-membres et consulter les autres corps de l'ONU.
Des propositions alternatives ont été émises et un débat a actuellement lieu pour savoir si les nouveaux membres permanents pourraient disposer du droit de veto, comme les cinq actuels.
L'une de ces propositions, soutenue par le Pakistan, l'Italie et la Corée du Sud, aboutirait à la désignation de huit membres semi-permanents (deux en Asie, en Afrique, en Europe et en Amérique) disposant d'un mandat de quatre ans renouvelable, ainsi qu'à un siège non permanent.
Tokyo devrait pouvoir compter sur son puissant allié américain. "Nous avons spécifié de manière catégorique que le Japon doit faire partie du Conseil de sécurité", a précisé le mois dernier le nouvel ambassadeur américain Thomas Schieffer, lors de sa première conférence de presse depuis sa prise de fonction.
Malgré ce soutien, le Japon doit faire face à un problème de taille: les réticences de la Chine. Tokyo a en effet suscité récemment la colère de Pékin avec la parution de manuels d'histoire japonais qui occulteraient les atrocités perpétrées par l'armée impériale avant et pendant la Seconde Guerre mondiale.
La Chine a fait savoir qu'elle ne soutiendrait pas la demande du Japon visant à obtenir un siège au Conseil de sécurité. Elle pourrait même l'empêcher en faisant usage de son droit de veto. AP
pyr/v9/tl
source : yahoo _________________

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