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 relation chino-japonaise

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Benkei
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MessageSujet: relation chino-japonaise   Lun 11 Avr 2005 - 8:52

dimanche 10 avril 2005, 11h09
Nouvelles manifestations anti-japonaises en Chine; Tokyo convoque l'ambassadeur chinois

PEKIN/TOKYO (AP) - Début de crise diplomatique entre Tokyo et Pékin. L'ambassadeur de Chine à Tokyo a été convoqué dimanche par les autorités japonaises alors que des manifestations anti-nippones éclataient pour la deuxième journée consécutive dans l'empire du Milieu.

Les manifestants chinois accusent Tokyo de révisionnisme après la publication au Japon d'un nouveau manuel d'histoire qui minimise, selon eux, les atrocités commises par l'armée nippone pendant la colonisation d'une partie de la Chine et durant la seconde guerre mondiale.

Les manifestants, qui avaient lancé des pierres samedi sur l'ambassade du Japon à Pékin et brisé des fenêtres, dénoncent également la campagne menée par le Japon pour tenter d'obtenir un statut de membre permanent au Conseil de sécurité de l'ONU, siège permanent que détient en revanche la Chine (avec les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne et la Russie).

Dimanche, quelque 10.000 Chinois ont encerclé un supermarché de la chaîne japonaise "Jasco" dans la ville de Shenzhen, dans le sud de la Chine, a rapporté Ide Keiji, porte-parole de l'ambassade du Japon à Pékin. Aux cris de "Boycottez les produits japonais", certains d'entre eux ont lancé des bouteilles d'eau en plastique sur le magasin.

Toujours dans le sud de la Chine, quelque 3.000 personnes ont défilé sans incidents jusqu'au consulat général du Japon dans la ville de Guangzhou pour une "manifestation spontanée", a indiqué un porte-parole de la municipalité. La police a empêché les manifestants de s'approcher de la représentation. Toutefois, au passage du cortège, des oeufs ont été lancés sur les restaurants japonais de la ville, selon un journaliste de la chaîne "Hong Kong Cable Television".

Samedi, un millier de manifestants s'étaient déjà rassemblés devant l'ambassade du Japon à Pékin pour exiger le boycott des produits japonais, dénoncer la sortie de ce nouveau manuel scolaire et appeler le gouvernement chinois à tout faire pour empêcher Tokyo d'obtenir un siège de membre permanent au Conseil de sécurité.

Lorsque les manifestants sont arrivés samedi aux abords de l'ambassade à Pékin, les forces de sécurité les ont laissés lancer des pierres, a affirmé Ide Keiji, porte-parole de l'ambassade nippone.

Plus tôt dans la journée de samedi, plus de 6.000 personnes avaient manifesté bruyamment dans le quartier universitaire de Pékin, certains brûlant même des drapeaux japonais.

Dimanche, les autorités chinoises ont assuré avoir appelé les manifestants pékinois "au calme et à la raison" et avoir mobilisé des forces supplémentaires pour maintenir l'ordre dans la capitale.

L'ambassadeur du Japon en Chine, Anami Koreshige, a qualifié les incidents d'"extrêmement regrettables" et appelé les autorités chinoises à protéger les personnes et les biens japonais, ainsi que les édifices diplomatiques.

Dimanche, ce début de crise diplomatique a franchi une nouvelle étape avec la convocation de l'ambassadeur de Chine à Tokyo, Wang Yi, par le ministre japonais des Affaires étrangères en personne, Nobutaka Machimura. Ce dernier a transmis une protestation officielle du Japon et exigé des excuses et des compensations pour les dégâts causés. AP

sop/97-89

source : yahoo actualité

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Dernière édition par le Jeu 14 Avr 2005 - 11:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: relation chino-japonaise   Lun 11 Avr 2005 - 12:37

si effectivement le manuel est e tort, il faut changer la partie qui déplait c'est plus simple... Le Japon veut des excuses ok, mais faut faire des efforts en contre partie...
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Benkei
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MessageSujet: Re: relation chino-japonaise   Mer 13 Avr 2005 - 10:36

mercredi 13 avril 2005, 7h32
Les tensions sino-japonaises pourraient faire dérailler la réforme de l'ONU

HONG KONG (AFP) - Les tensions entre la Chine et le Japon pourraient faire dérailler le projet d'élargissement du Conseil de sécurité des Nations unies, indique dans un entretien publié mercredi par le Financial Times Mark Malloch Brown, directeur du cabinet du secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan.

Ces tensions "révèlent un malaise central face à ... un élargissement qui crée un groupe encore plus important de grands Etats sans responsabilité dans leur région", déclare le responsable.

Le Japon, l'Allemagne et l'Inde, candidats à un siège permanent au Conseil de sécurité, "doivent vraiment écouter leur région et leur donner l'assurance qu'ils ne vont pas se servir de leur siège pour régler de vieux comptes au sein de leur région mais qu'ils accepteront réellement le sens d'une responsabilité envers elle", a ajouté M. Malloch Brown.

Ces déclarations interviennent après plusieurs manifestations anti-japonaises survenues ces derniers jours en Chine après la publication d'un manuel scolaire au Japon accusé de "révisionnisme" par Pékin et Séoul.

Des dizaines de milliers de personnes défilant dans plusieurs villes de Chine ont réclamé que Tokyo reconnaisse les atrocités commises en Asie par l'Armée impériale lors de la première moitié du XXe siècle, s'opposant également à l'obtention par le Japon d'un siège permanent au Conseil de l'ONU.

Le Premier ministre chinois Wen Jiabao a estimé mardi que "seul un pays qui assume la responsabilité de l'Histoire et gagne la confiance du peuple d'Asie et du monde dans son ensemble peut avoir de plus grandes responsabilités au sein de la communauté internationale".

Kofi Annan a récemment déclaré que l'élargissement devait aboutir même si les 191 pays membres de l'ONU ne parvenaient pas à se mettre d'accord lors de la session de l'Assemblée générale en septembre prochain. Le projet vise un élargissement du Conseil de sécurité à 24 membres contre 15 actuellement.

Le Brésil, l'Allemagne, l'Inde ou encore le Japon souhaitent obtenir un siège au Conseil aux côtés de la Chine, des Etats-Unis, de la France, du Royaume-Uni et de la Russie, seuls membres permanents depuis la fondation des Nations Unies en 1945.

source: yahoo

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MessageSujet: Re: relation chino-japonaise   Mer 13 Avr 2005 - 11:25

Mais est ce que le Japon, ou plutôt le gouvernement nippon, as fait qqch?? A bougé, à donné un communiqué ou je sais pas quoi??

Maintenant c'est nul, (attention je ne parle pas en général hein), un grand de chinois sont carréments anti japonais maintenant (alors que la plupart non pas lu les infos en détails )

Enfin bon, je veux voir comment ca va finir, surtout que de ttes façons ils vont avoir leur siège tant convoité...
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Benkei
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MessageSujet: Re: relation chino-japonaise   Mer 13 Avr 2005 - 11:29

justement il risque de pas l'avoir
et oui ils ont fait quelque chose, ils ont demandé au chinoix de s'excuser pour les manif ss pour autant revenir sur leurs manuels
donc c'est un peu normal que ca chauffe

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MessageSujet: Re: relation chino-japonaise   Mer 13 Avr 2005 - 11:31

La vrai question était est-ce que depuis ils ont fait qqch?
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Benkei
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MessageSujet: Re: relation chino-japonaise   Mer 13 Avr 2005 - 11:33

non, pour l'instant chacun stagne sur ses position, je suis pour vous mettre au courant au fur et a mesure, si quelqu'un a plus d'infos, qu'il hesite pas
la le japon est en train de se mettre les pays d'asie avec qui il travaille a dos

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MessageSujet: Re: relation chino-japonaise   Jeu 14 Avr 2005 - 11:03

jeudi 14 avril 2005, 7h46
Japon: Tokyo accuse Pékin d'irresponsabilité

TOKYO (AFP) - Le gouvernement de Tokyo a accusé Pékin de manquer de responsabilité en justifiant les violentes manifestations anti-japonaises du week-end dernier et a opposé une fin de non recevoir aux demandes de repentance de la Chine.

Tokyo n'a pas digéré les déclarations des dirigeants communistes de Pékin qui ont rejeté sur le Japon la responsabilité des incidents anti-japonais qui se sont déroulés le week-end dernier en Chine. "De telles violences ne sauraient être justifiées pour quelque raison que ce soit dans la communauté internationale aujourd'hui", a estimé le ministère japonais des Affaires étrangères dans un long communiqué publié tard mercredi soir.

Des incidents parfois violents ont marqué les manifestations de dizaines de milliers de personnes le week-end dernier contre des intérêts japonais à Pékin et dans les villes de Canton et Shenzhen, dans le sud de la Chine, proches de Hong Kong. Tokyo attend toujours des "réponses honnêtes" à sa demande d'"excuses et de dédommagements" après ces violences, mais Pékin n'a pas l'intention d'obtempérer.

"Le gouvernement chinois a l'obligation, en vertu de le loi internationale, de prendre la responsabilité d'assurer la vie et la sécurité des étrangers, de garantir les activités légales des entreprises étrangères et de protéger les missions diplomatiques", a expliqué le communiqué japonais. "Faire de telles déclarations, qui paraissent cautionner la violence, revient à ignorer le droit et troubler l'ordre de la communauté internationale et n'est pas digne de la conduite responsable d'un gouvernement", a morigéné le ministère des Affaires étrangère.

Lors d'une visite à New Delhi, le Premier ministre chinois Wen Jiabao avait estimé mardi que le Japon, candidat à un siège permanent au Conseil de sécurité de l'ONU, devait "assumer la responsabilité de l'histoire passée" s'il veut gagner en influence sur la scène internationale. C'est le dernier épisode de "la guerre des manuels scolaires" qui a mis le feu aux poudres, alourdissant un climat diplomatique déjà tendu entre le Japon et ses voisins à cause notamment de querelles territoriales. Les autorités chinoises sont furieuses contre la réédition au Japon d'un manuel d'histoire qui minimise, selon elles, les brutalités de l'impérialisme nippon.

Irrité par les incessantes demandes de repentance de Pékin, le gouvernement conservateur de Tokyo a rappelé que le Japon avait déjà présenté publiquement ses "profonds remords" à la Chine "à un certain nombre d'occasions", en 1972, 1995 et 1998 notamment. "Cette position du Japon (l'expression des remords) reste inchangée et le gouvernement a l'intention de continuer à la respecter sincèrement", a insisté le communiqué des Affaires étrangères en soulignant que l'Archipel a choisi depuis 60 ans "la voie d'une nation démocratique et pacifique". Les Japonais sont persuadés que c'est le régime de Pékin qui intrumentalise le nationalisme chinois, en alimentant la xénophobie anti-japonaise, afin de le substituer à une idéologie marxiste-léniniste sur le déclin.

Par ailleurs, Tokyo a décidé mercredi d'accorder des droits de forage à des compagnies japonaises dans une zone supposée riche en gaz naturel de la mer de Chine orientale, là où Pékin a déjà engagé des prospections, au risque d'envenimer encore un peu plus les relations bilatérales. Cette décision, attendue avant même les violentes manifestations anti-japonaises du week-end dernier en Chine, survient au moment où une grave crise diplomatique oppose les deux géants asiatiques.

Pékin a aussitôt élevé une protestation, qualifiant la décision japonaise de "provocation envers les droits de la Chine et la norme des relations internationales" et se réservant "le droit d'autres réactions", selon un porte-parole officiel. Le gouvernement chinois avait mis en garde Tokyo dès la semaine dernière contre toute "mesure unilatérale" dans les explorations de gaz en mer de Chine orientale, sur fond de rivalités croissantes, en particulier énergétiques, entre les deux voisins. Depuis plus d'un an, le Japon accuse la Chine d'empiéter sur sa zone économique exclusive pour explorer des champs de gaz en mer de Chine orientale et a demandé à Pékin de partager avec lui les données recueillies.

Les relations sino-japonaises ne cessent de se dégrader depuis des mois. En novembre, le Japon avait vivement protesté auprès de Pékin après l'intrusion d'un sous-marin nucléaire chinois dans ses eaux territoriales. Dans son récent Livre blanc sur la défense, le Japon a mentionné les menaces militaires nord-coréennes mais aussi, pour la première fois spécifiquement, chinoises. Il est certain que le Japon voit avec anxiété la montée en puissance de sa voisine, en particulier dans les domaines de la défense et de l'espace.

source yahoo

c'est cho :/

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MessageSujet: Re: relation chino-japonaise   Jeu 14 Avr 2005 - 11:09

et la suite :
jeudi 14 avril 2005, 11h42
Une nouvelle vague de manifestations anti-japonaises prévue en Chine (AVANT-PAPIER)
Par Par Boris CAMBRELENG
PEKIN, 14 avr 2005 (AFP) - - Une deuxième vague de manifestations anti-japonaises est prévue ce week-end à travers la Chine pour dénoncer l'attitude du Japon face à son passé ainsi que sa revendication d'un siège permanent au Conseil de sécurité de l'Onu, selon des appels circulant sur l'internet.

Des sites et des forums de discussions en ligne ont appelé jeudi à manifester samedi à Pékin, Canton (sud), Shenyang (nord-est) et Chengdu (sud-ouest), une semaine après les manifestations qui avaient fait descendre plusieurs dizaines de milliers de personnes dans la rue dans la capitale et le sud du pays.

Selon un message qui a largement circulé, un rassemblement doit avoir lieu samedi matin sur la place Tiananmen, lieu symbolique du pouvoir politique au coeur de Pékin, à la veille de la visite en Chine du ministre japonais des Affaires étrangères Nobutaka Machimura.

Une autre manifestation devrait se tenir devant le consulat japonais de Shenyang dimanche matin, au même moment que d'autres mouvements de protestation à Canton et Chengdu, toujours selon ce message.

"Nous demandons à nos frères et soeurs de relayer ce message à tous leurs amis et d'arriver à l'heure. Le peuple vous remerciera", précise le texte.

Le gouvernement n'a officiellement pas pris position sur ces nouveaux projets de manifestation, se contentant de demander aux protestataires de défiler dans le calme.

Les tensions se sont récemment accrues entre la Chine et le Japon. Pékin est irrité par la demande japonaise d'un siège permanent au Conseil de sécurité de l'Onu ainsi que par des droits de forage off-shore accordés par Tokyo à des sociétés dans une région maritime contestée, que la Chine considère comme sa zone économique exclusive.

De plus, la réédition d'un manuel d'Histoire minimisant les atrocités commises par l'impérialisme nippon en Asie durant la première moitié du 20ème siècle a mis le feu aux poudres.

Jeudi, le Quotidien du Peuple a souligné que le Japon ne pouvait pas demander un siège permanent au Conseil de Sécurité de l'Onu tout en se mettant ses voisins à dos.

Selon l'organe du Parti communiste chinois au pouvoir, le Japon, "qui cherche à représenter l'Asie en tant que membre permanent du Conseil de Sécurité, non seulement ne parvient pas à gagner la confiance des habitants de la région, mais doit faire face à un puissant boycott de la part de nombreux pays".

La Chine soutient un élargissement du nombre de sièges permanents au Conseil de sécurité à l'Inde, à l'Allemagne et au Brésil, mais refuse d'accorder un tel statut au Japon.

"Seul un pays qui respecte l'histoire et est capable de gagner le respect de ses voisins peut être capable de jouer un rôle plus important dans les affaires internationales", a déclaré Qin Gang, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

Si le gouvernement chinois peut être tenté de se servir des manifestations pour faire pression sur Tokyo, il craint toutefois que la ferveur nationaliste ne serve à véhiculer d'autres griefs, comme la corruption.

"Je pense que le gouvernement va commencer à réprimer bientôt", a estimé Wong Yiu-Chung, professeur à l'Université Lingnan de Hong Kong, en ajoutant que "le Japon sait que le gouvernement chinois a peur de son peuple, peur que les manifestations deviennent trop importantes... c'est pourquoi Tokyo est resté ferme".

Le gouvernement japonais a accusé jeudi Pékin d'avoir cautionné les incidents parfois violents qui ont émaillé les manifestations du week-end dernier.

cs-boc/sg
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MessageSujet: Re: relation chino-japonaise   Jeu 14 Avr 2005 - 11:10

et pour l'instant on en est la :

jeudi 14 avril 2005, 11h42
Japon: Tokyo durcit le ton avant une visite à Pékin

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TOKYO (AFP) - Le Japon a durci le ton jeudi, accusant la Chine de cautionner la xénophobie anti-japonaise et opposant une fin de non recevoir à ses demandes de repentance, avant la visite du chef de la diplomatie nippone ce week-end à Pékin.

Tokyo n'a pas digéré les déclarations des dirigeants communistes de Pékin qui ont rejeté sur le Japon la responsabilité des violences anti-japonaises qui se sont produites le week-end dernier en Chine.


agrandir la photo

"De telles violences ne sauraient être justifiées pour quelque raison que ce soit dans la communauté internationale aujourd'hui", a estimé le Gaimushô (ministère des Affaires étrangères) dans un long communiqué. Des incidents parfois violents ont marqué les manifestations de dizaines de milliers de personnes le week-end dernier contre des intérêts japonais à Pékin et dans les villes de Canton et Shenzhen (sud de la Chine), proches de Hong Kong. Tokyo attend toujours des "réponses honnêtes" à sa demande d'"excuses et de dédommagements" après ces incidents, mais risque d'attendre longtemps.

"Le gouvernement chinois a l'obligation, en vertu de la loi internationale, de prendre la responsabilité d'assurer la vie et la sécurité des étrangers, de garantir les activités légales des entreprises étrangères et de protéger les missions diplomatiques", a rappelé Tokyo. Cautionner la violence revient à ignorer le droit et à troubler l'ordre international et n'est pas digne de la conduite responsable d'un gouvernement", a affirmé le ministère des Affaires étrangères.

Très rapidement, la Chine avait rejeté sur le Japon la responsabilité de l'actuelle dégradation des relations bilatérales, Tokyo étant selon elle incapable de présenter "correctement" son passé colonial. Et lors d'une visite à New Delhi, le Premier ministre chinois Wen Jiabao avait estimé mardi que le Japon, candidat à un siège permanent au Conseil de sécurité de l'ONU, devait "assumer la responsabilité de l'histoire passée" s'il veut gagner en influence sur la scène internationale.

"Le fait que le ministère chinois des Affaires étrangères ait dit que ces manifestations étaient tolérables et naturelles signifie que le gouvernement les a autorisées", a regretté jeudi le ministre japonais des Affaires étrangères Nobutaka Machimura. "En tant que membre du gouvernement (japonais), je ne peux pas accepter cela. Je compte le leur dire franchement", a promis M. Machimura qui doit rencontrer son homologue chinois Li Zhaoxing dimanche à Pékin. Des sites internet et des forums de discussions en ligne chinois ont appelé à une nouvelle vague de manifestations anti-japonaises ce week-end en Chine, notamment au moment de la visite de M. Machimura.

Par ailleurs, des hackers chinois ont lancé des "attaques cybernétiques" contre des sites internets officiels japonais, de la Police et de la Défense, selon les médias nippons. C'est le dernier épisode de "la guerre des manuels scolaires" qui a mis le feu aux poudres, alourdissant un climat diplomatique déjà tendu entre le Japon et ses voisins à cause notamment de querelles territoriales. Les autorités chinoises sont furieuses contre la réédition au Japon d'un manuel d'histoire qui minimise, selon elles, les brutalités de l'impérialisme nippon. Irrité par les incessantes demandes de repentance de Pékin, le gouvernement conservateur de Tokyo a rappelé que le Japon avait déjà présenté publiquement ses "profonds remords" à la Chine "à un certain nombre d'occasions", en 1972, 1995 et 1998 notamment.

Les Japonais sont persuadés que c'est le régime de Pékin qui instrumentalise le nationalisme chinois, en alimentant la xénophobie anti-japonaise, afin de le substituer à une idéologie marxiste-léniniste sur le déclin.

source: yahoo

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MessageSujet: Re: relation chino-japonaise   Lun 18 Avr 2005 - 9:40

dimanche 17 avril 2005, 15h01
Pékin refuse de s'excuser, les relations sino-japonaises se dégradent

PEKIN (AFP) - Les relations sino-japonaises se sont dégradées un peu plus dimanche alors que Pékin a refusé de présenter à Tokyo des excuses pour les violences qui ont émaillé d'importantes manifestations anti-japonaises pour le deuxième week-end consécutif en Chine.

"Le gouvernement chinois n'a jamais rien fait qui mérite la présentation d'excuses au peuple japonais", a dit le ministre chinois des Affaires étrangères Li Zhaoxing après une réunion de crise avec son homologue japonais Nobutaka Machimura, arrivé dans la capitale chinoise en début d'après-midi pour une visite de 36 heures.

"Le problème principal est aujourd'hui que le gouvernement japonais a fait une série de choses qui ont blessé les sentiments du peuple chinois sur la question de Taïwan, des questions internationales dont les droits de l'homme et en particulier la manière dont il traite l'histoire" entre les deux pays, a-t-il ajouté.

La Chine reproche notamment au Japon d'avoir, dans une déclaration nippo-américaine, affirmé il y a deux mois que la sécurité dans le détroit de Taïwan était un "objectif stratégique commun" face à Pékin.

Le gouvernement chinois, qui considère Taïwan comme une province rebelle et a récemment fait adopter une loi anti-sécession par son parlement, a vu dans cette déclaration une "violation de la souveraineté de la Chine".

La Chine et le Japon s'opposent également sur la question de l'exploitation du sous-sol marin en mer de Chine orientale, dans une zone contestée proche des îles Diaoyu (Senkaku en japonais), administrées par Tokyo mais revendiquées par Pékin.

Deux ans après le début de forage par une entreprise d'Etat chinoise dans cette zone, le gouvernement japonais vient la semaine dernière d'accorder le feu vert à des entreprises pour forer dans sa partie contrôlée par le Japon.

Mais, avec la bienveillance des autorités, la population chinoise est avant tout descendue dans les rues pour dénoncer l'homologation par le ministère japonais de l'Education d'un manuel d'histoire minimisant les atrocités commises par l'armée impériale nippone en Asie dans les années 1930-40.

Pour le deuxième week-end consécutif, des manifestations regroupant au total des dizaines de milliers de personnes ont eu lieu dans plusieurs villes de Chine.

Le gouvernement et la presse japonaises sont convaincus que les autorités chinoises ont sciemment laissé "des bandes contrôlées d'émeutiers" attaquer ses représentations diplomatiques.

A Shanghai, où environ 10.000 personnes avaient défilé samedi en direction du consulat du Japon, la façade de la mission diplomatique a été bombardée pendant plusieurs heures par des jets de pierres, de bouteilles, d'oranges et de sacs de peinture. Un incident similaire s'est produit dimanche à Shenyang (nord-est) et avait également eu lieu à l'ambassade du Japon à Pékin le week-end dernier.

"Nous déplorons très vivement les actes de destruction contre l'ambassade du du Japon et d'autres bâtiments ainsi que les violences contre des ressortissants japonais pour la troisième semaine consécutive", a déclaré le chef de la diplomatie nippone.

"Nous souhaitons que le gouvernement chinois agisse sincèrement et promptement conformément aux règles internationales", a ajouté M. Machimura qui a réclamé des excuses.

Dimanche, les défilés anti-japonais les plus importants ont eu lieu à Shenzhen (sud), où plus de 30.000 personnes réparties en plusieurs groupes exprimaient leur patriotisme et leur aversion contre le Japon en scandant "Vive la Chine" ou en dénonçant "les porcs japonais".

A Hong Kong, plusieurs milliers de manifestants ont défilé pacifiquement pour protester contre le manuel d'histoire et crié des slogans comme "Japon, reconnais tes crimes".

source: yahoo

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MessageSujet: Re: relation chino-japonaise   Lun 18 Avr 2005 - 9:41

Pékin et Tokyo s'expliquent
PEKIN (Reuters) - Nobutaka Machimura, ministre japonais des Affaires étrangères, a entamé "en pompier diplomatique" une visite en Chine, secouée par une déferlante de manifestations antinippones qui chauffent à blanc les relations bilatérales comme jamais encore depuis des décennies.

Machimura a rencontré dans la soirée à Pékin son homologue Li Zhaoxing dans ce lourd climat. Selon l'agence Kyodo, il lui a fait part de sa profonde préoccupation devant la situation, mais Li lui a rétorqué que la Chine n'avait aucune raison de formuler des excuses.

La vague d'hostilité antinippone, qui affectait encore dimanche une dizaine de grandes villes, selon une télévision de Hong Kong, a été déclenchée il y a 15 jours par la révision des manuels histoire au Japon, qui atténue les atrocités commises par l'armée impériale durant la période d'occupation de la Chine (1931-1945).

D'autres pommes de discorde opposent Tokyo à Pékin: la Chine, un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'Onu disposant du droit de veto, s'oppose à ce que le Japon accède à ce club très restreint. Un contentieux sur la question de l'exploitation de gisements de gaz en mer de Chine orientale grève également les relations bilatérales.

Un étroit dispositif de sécurité a permis d'éviter ce week-end tout incident dans la capitale, où des centaines de policiers anti-émeutes protégeaient l'ambassade du Japon et la résidence de son ambassadeur. Et la place Tienanmen restait sous haute surveillance policière.

"RESTEZ CALMES ET RATIONNELS"

Le calme est également revenu à Shanghai, où 20.000 personnes avaient manifesté la veille contre Tokyo aux cris de "Mort à l'envahisseur japonais" et "Assumez l'Histoire!". Le consulat du Japon et de nombreux restaurant nippons avaient été bombardés de projectiles divers. Quelque 34.000 Japonais vivent à Shanghai, où sont installées des milliers d'entreprises nippones.

Faisant état de deux blessés parmi les ressortissants japonais, le consulat du Japon à Shanghai a déclaré dans un communiqué: "C'est profondément regrettable et nous protestons fermement". La mission diplomatique a exhorté les autorisés locales à "assurer la sécurité des expatriés et des entreprises étrangères, y compris celle des diplomates consulaires japonais".

Un porte-parole de la municipalité de Shanghai a lancé un nouvel appel au calme, invitant la population a "rester calme et rationnelle". Mais, dans le même temps, il a fait valoir que cette situation résultait d'"attitudes et actes erronés du Japon concernant une série de questions relatives à la Chine". Il a évoqué des "manifestations spontanées de mécontentement" de citoyens chinois vis-à-vis "des forces de droite nippones".

Selon la télévision de Hong Kong, où des milliers de Chinois ont défilé pour la première fois, pacifiquement, pour conspuer le Japon, les manifestations se sont poursuivies dans une dizaine de grande villes de Chine continentale, notamment à Donguan, dans le Sud, et Chengdu, dans le Sud-Ouest.

"LE JAPON DEHORS!"

A Donguan, rapporte l'agence de presse japonais Kyodo, quelque 2.000 employés chinois de la compagnie électronique japonaise Taiyo Yuden, ont organisé une "grève violente", tandis que, à Shenzhen, en lisière de Hong Kong, quelque 10.000 Chinois sont descendus dans les rues.

A Shenyang, capitale de la Mandchourie occupée dans les années 1930-40 par l'armée japonaise, 2.000 personnes ont bombardé d'oeufs et de bouteilles le consulat du Japon, rapporte Kyodo. Il n'est jusqu'à Hanoï qui n'ait été touché par cette vague anti-nippone. Une cinquantaine de Chinois y ont scandé "Le Japon dehors!" devant l'ambassade du pays du Soleil levant.

Ces manifestations font craindre aux autorités japonaises des "représailles" dans l'archipel. Un homme qui venait de jeter une bouteille sur le consulat de Chine à Osaka, dans l'ouest du Japon, s'est immolé par le feu pour échapper à la police. Celle-ci a renforcé les mesures de sécurité autour de l'ambassade de Chine à Tokyo et de tous les autres locaux et résidences diplomatiques chinois dans le pays.

Le Japon craint aussi l'impact de ces manifestations sur l'image du pays à l'étranger et les conséquences pour ses entreprises, notamment en Chine, a déclaré le ministre nippon du Commerce, Shoichi Nakagawa. Les échanges commerciaux sino-japonais se montent à 178 milliards de dollars.

source: yahoo

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MessageSujet: Re: relation chino-japonaise   Jeu 21 Avr 2005 - 12:49

mardi 19 avril 2005, 12h45
Un passé obsédant revient hanter les relations sino-japonaises

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TOKYO (AFP) - L'Histoire est revenue hanter les relations sino-japonaises, une cour de Tokyo refusant mardi, conformément à la jurisprudence locale, de dédommager des victimes de guerre chinoises, en pleine polémique avec la Chine sur le passé "révisionniste" du Japon.

Et une fois de plus, le Premier ministre conservateur Junichiro Koizumi a imposé une rebuffade à Pékin à propos de ses pèlerinages annuels au sanctuaire patriotique du Yasukuni à Tokyo, écartant à nouveau toute idée de repentance.


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La cour d'appel de Tokyo a confirmé le rejet de la demande de dédommagement de dix ressortissants chinois ayant souffert des exactions de l'armée impériale japonaise, notamment à Nankin en 1937.

Quelque 300.000 soldats et civils chinois ont été tués par la soldatesque nippone en 1937, selon les chiffres chinois, lors du "massacre de Nankin", l'épisode le plus sanglant de la guerre sino-japonaise de 1937-45 qui fit 35 millions de morts.

Les plaignants étaient des survivants ou des parents de victimes de Nankin, des bombardements de l'armée nippone et de la tristement célèbre "Unité 731", qui se livra à des expérimentations bactériologiques sur des prisonniers.

Ils réclamaient des excuses et des réparations d'un montant de 100 millions de yens (un million de dollars). Ils ont l'intention de se pourvoir en cassation devant la Cour suprême, selon un avocat.

Comme lors des jugements précédents, la cour d'appel a estimé que des individus ne pouvaient prétendre à des compensations financières en raison d'accords déjà conclus d'Etat à Etat.

Les tribunaux japonais se fondent constamment sur cette jurisprudence, ainsi que sur la prescription des faits reprochés, et la décision de la Cour d'appel n'est pas directement liée à la grave crise diplomatique actuelle.

"En vertu de la législation internationale, les victimes individuelles de guerre n'ont pas le droit de réclamer des dommages et intérêts à une (ancienne) nation combattante", a argué le juge Masahito Monguchi. "Et aux termes du droit civil (nippon) non plus", a-t-il souligné.

Si l'arrêt de la cour d'appel de Tokyo n'est donc pas une surprise, il coïncide avec la plus grave crise entre la Chine et le Japon depuis la normalisation de leurs relations diplomatiques en 1972. Une querelle qui a justement parmi ses principales causes la brutale occupation d'une partie de la Chine par le Japon entre 1931 et 1945.

C'est le dernier épisode de "la guerre des manuels scolaires" qui a mis le feu aux poudres, alourdissant un climat diplomatique déjà tendu entre le Japon et ses voisins en raison notamment de différends territoriaux maritimes.

Les autorités communistes chinoises sont furieuses face à la réédition au Japon d'un manuel d'histoire qui minimise, selon elles, les crimes de l'impérialisme nippon.

Ce passé controversé, M. Koizumi l'assume sans complexe en visitant le sanctuaire shintoïste du Yasukuni, en plein coeur de Tokyo, à deux pas du Palais impérial.

Depuis son arrivée au pouvoir en 2001, il se rend au moins une fois par an au Yasukuni, consacré aux anciens combattants japonais, dont sept criminels de guerre condamnés par les Alliés après 1945 comme le général Hideki Tojo.

Des visites qui ne manquent jamais de déclencher la fureur de Pékin où M. Koizumi est de facto persona non grata.

"Je me rends au sanctuaire pour jurer de ne plus jamais faire la guerre et pour me recueillir sur la tombe de ceux qui sont tombés au champ d'honneur", a répété M. Koizumi.

"Chaque pays a sa propre histoire, ses propres traditions, chacun a des opinions différentes. Ce qui est crucial, c'est d'approfondir la compréhension mutuelle", a-t-il plaidé.

Dans une interview à la télévision australienne, M. Koizumi a exhorté la Chine à se comporter "en adulte" et à "garder la tête froide".

source:yahoo

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MessageSujet: Re: relation chino-japonaise   Jeu 21 Avr 2005 - 12:56

jeudi 21 avril 2005, 11h19
La crise Chine-Japon domine les préparatifs de la réunion afro-asiatique de Jakarta

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JAKARTA (AFP) - Le Japon espérait toujours jeudi un sommet entre son premier ministre Junichiro Koizumi et le président chinois Hu Jintao à l'occasion de la conférence afro-asiatique des 22 et 23 avril à Jakarta, pour désamorcer la crise entre les deux géants de l'Extrême-orient.

Mais la Chine fait durer le suspens alors que les relations diplomatiques entre Tokyo et Pékin sont au plus bas depuis leur établissement il y a plus de 30 ans. Pékin refuse de présenter des excuses exigées par Tokyo pour des violences lors de manifestations anti-japonaises en Chine et réclame que le Japon assume mieux son passé militariste des années 1930-40.


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Interrogé à Jakarta sur les possbilités d'un sommet Koizumi-Hu, le ministre nippon des Affaires étrangères, Nobutaka Machimura, s'est dit optimiste: "Je pense que cela pourra se faire".

Se montrant plutôt conciliant, il a souligné que l'important était de faire baisser la tension avec la Chine, devenue l'an dernier le premier parteniaire commercial du Japon en dépit de frictions politiques.

"Le Japon devra dire quelque chose à propos de tous les actes de destruction. Mais le but principal est que les deux leaders reconfirment avec fermeté l'importance des liens entre le Japon et la Chine", a dit le ministre.

M. Machimura avait indiqué mercredi qu'il entendait profiter de ce sommet indonésien, qui commémore les 50 ans du traité de Bandung, une étape de la décolonisation, pour solliciter l'appui d'autres pays en faveur de la réforme de l'ONU.

Arguant qu'il est l'une des principales sources de financement de l'ONU et un généreux donateur en Asie et en Afrique, le Japon souhaite ardemment se voir attribuer un siège permanent au Conseil de sécurité.

Toutefois, la Chine s'oppose vivement à cette revendication, une hostilité qui a nourri les récentes manifestations anti-japonaises dans le pays.

La Chine est devenue en 2004 le premier partenaire commercial du Japon, devant les Etats-Unis. Mais de violentes manifestations anti-japonaises ont éclaté ces dernières semaines en Chine, après que Pékin eut accusé Tokyo de minimiser les atrocités commises par les troupes japonaises pendant la Seconde guerre mondiale.

La crise sino-japonaise ne figure pas à l'ordre du jour du sommet des 22-23 avril mais elle a dominé les discussions en marge de réunions préparatoires au niveau des ministres des affaires étrangères.

Les voisins asiatiques des deux pays ont prôné la réconciliation.

"Si vous prenez de la distance, je suis très optimiste", a dit le chef de la diplomatie thaïlandaise, Kantathi Supamongkhon.

Une bonne relation entre Pékin et Tokyo "est très importante pour la région", a-t-il dit.

Le ministre malaisien, Syed Hamid Albar, a invité les deux pays à "garder le contrôle de la situation".

"Toute augmentation des tensions dans la région est matière à préoccupation. Les deux pays sont des partenaires importants de nombreux pays d'Asie", a-t-il dit.

Les dirigeants afro-asiatiques réunis en Indonésie doivent adopter dimanche une déclaration solennelle.

Les ministres représentant plus de 80 pays ont préparé un texte qui doit servir à définir un "nouveau partenariat stratégique" et réclamer un recul de la pauvreté, une amélioration des échanges commerciaux et un effort particulier pour les pays marginalisés.

Du 18 au 24 avril 1955, 29 pays du Tiers-Monde, de l'Asie et d'Afrique, s'étaient réunis dans cette ville à 120 km au sud-est de Jakarta. Le communiqué final avait fait date dans l'histoire de la décolonisation et du tiers-mondisme.

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MessageSujet: Re: relation chino-japonaise   Ven 22 Avr 2005 - 0:47

Fallait bien que ca eclate un jour... Les japonais ne se sont jamais réellement excusés pour les atrocités qu'ils ont commis en Chine. Mais bon est-ce que les américains se sont excusés pour les atrocités du Vietnam...? Déjà que les Japs sont pas trop aimés en Asie, c'est un peuple à part. Mais là, ils vont toucher le pompom. Même si ces deux pays sont les premiers partenaires economiques en Asie, sous ces manifestations se cachent un reel enjeu economique et politique. Les deux pays se disputant l'hegemonie de l'Asie Pacifique.
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MessageSujet: Re: relation chino-japonaise   Ven 22 Avr 2005 - 12:29

un bon debut ^^:

Le Japon fait geste d'apaisement envers la Chine

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DJAKARTA (Reuters) - Le Premier ministre japonais Junichiro Koizumi va présenter des excuses pour les souffrances suscitées en Asie par le militarisme nippon, dans le but apparent de calmer la fièvre antinippone qui s'est emparée de la Chine et de la Corée du Sud.

Koizumi doit prononcer un discours lors du sommet Asie-Afrique de Djakarta. Ses services diplomatiques s'efforcent en outre d'organiser à cette occasion une rencontre entre le Premier ministre japonais et le président chinois Hu Jintao afin d'apaiser les tensions entre les deux pays.

Des milliers de Chinois ont protesté lors de manifestations contre ce qu'ils perçoivent comme l'incapacité du Japon à reconnaître son passé militariste, et s'opposent à la candidature du Japon à un siège permanent au Conseil de sécurité de l'Onu.

Des dirigeants japonais ont déjà présenté par le passé leurs excuses pour les dégâts causés en Asie par le militarisme japonais, mais l'originalité de la démarche de Koizumi réside dans la tribune choisie cette fois-ci pour le faire.

"Par le passé, le Japon, par la domination coloniale et par l'agression, a provoqué d'énormes dégâts et souffrances aux peuples de nombreux pays, notamment en Asie", va déclarer Koizumi d'après le texte de son discours.

"Le Japon reconnaît simplement et humblement ces faits de l'histoire", va-t-il ajouter, avant de souligner que le Japon a toujours éprouvé "un profond sentiment de remords".

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MessageSujet: Re: relation chino-japonaise   Ven 22 Avr 2005 - 12:30

et :

vendredi 22 avril 2005, 7h29
Deuxième guerre mondiale: "Profond remords" et "excuses sincères" du Japon

JAKARTA (AFP) - Le Japon a par le passé causé des souffrances à de nombreux peuples et éprouve un "profond remords", avec "des excuses sincères toujours présentes à l'esprit", a déclaré vendredi lors du sommet afro-asiatique de Jakarta le Premier ministre japonais Junichiro Koizumi, dans un contexte de forte tension entre Tokyo et Pékin.

"Par le passé le Japon, à travers son administration et son agression coloniales, a causé des torts et des souffrances à des peuples de nombreux pays, en particulier de nations asiatiques. Le Japon regarde droit en face ces faits historiques, dans un esprit d'humilité", a déclaré M. Koizumi.

"Et, avec un sentiment de profond remords et avec des excuses sincères toujours présentes à l'esprit, le Japon s'est constamment résolu, depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale, à ne pas devenir une puissance militaire mais une puissance économique, résolvant tous ses problèmes d'une voie pacifique, sans recourir à la force", a-t-il ajouté.

Le Premier ministre japonais n'a pas mentionné la crise actuelle opposant Tokyo à Pékin, alors que leurs relations sont au plus bas depuis 30 ans.

Des responsables chinois ont déclaré que si M. Koizumi présentait des excuses alors il serait probable que le président Hu Jintao accepte de le rencontrer en marge du sommet. Les deux hommes se sont retrouvés dans la même salle vendredi matin, sans entrer en contact.

Tout comme M. Koizumi, M. Hu n'a fait aucune mention dans son intervention de la tension entre les deux pays.

De violentes manifestations anti-japonaises avaient éclaté ces dernières semaines en Chine, après que Pékin eut accusé Tokyo de minimiser les atrocités commises par les troupes japonaises pendant la Seconde guerre mondiale.

Cependant à Tokyo, une délégation de parlementaires japonais a, comme chaque printemps, visité vendredi le sanctuaire patriotique du Yasukuni, où les pélerinages réguliers du Premier ministre Junichiro Koizumi déclenchent la colère de la Chine et des deux Corées.

Cette initiative collective, en hommage aux soldats japonais morts sous les drapeaux, avait pour cadre le Festival de printemps annuel du sanctuaire shintoïste du Yasukuni.

Toutefois, aucun membre du gouvernement ne faisait partie de la délégation, composée de 168 parlementaires et assistants de la coalition gouvernementale comme de l'opposition, mais dont la visite tôt dans la matinée est restée relativement discrète. Le politicien le plus gradé était un ancien président de la Chambre des représentants, Tamisuke Watanuki.

"Il est naturel que les Japonais aillent au sanctuaire et prient pour les morts tombés au champ d"honneur. Je voudrais que les pays voisins, en particulier la Chine et la Corée du Sud, comprennent cela", a plaidé Takao Fujii, un organisateur des pélerinages des parlementaires au Yasukuni.

"Nous visitons ce sanctuaire par pure intention de ne pas repartir en guerre. Ce n'est pas une distorsion de l'histoire", a souligné M. Fujii.

Le Premier ministre conservateur rebute régulièrement Pékin à propos de ses visites au sanctuaire du Yasukuni, excipant du refus de se laisser dicter sa conduite par la Chine.

Ce sanctuaire est consacré aux anciens combattants japonais, dont sept criminels de guerre condamnés par les Alliés après 1945 comme le général Hideki Tojo. Situé en plein coeur de Tokyo et à deux pas du Palais impérial, il est considéré par ses détracteurs comme un symbole du militarisme du Japon impérial des années 1930-40.

Depuis son arrivée au pouvoir en 2001, M. Koizumi s'y rend au moins une fois par an.

"Je me rends au sanctuaire pour jurer de ne plus jamais faire la guerre et pour me recueillir sur la tombe de ceux qui sont tombés au champ d'honneur", a encore répété mardi M. Koizumi. "Chaque pays a sa propre histoire, ses propres traditions, chacun a des opinions différentes. Ce qui est crucial, c'est d'approfondir la compréhension mutuelle", avait-il expliqué.

S'il est pro-américain --il soutient sans faille les Etats-Unis en Irak--, M. Koizumi ne cache pas ses sympathies nationalistes. On le dit amateur des écrits des jeunes kamikazes de la Seconde Guerre mondiale.
source:yahoo

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MessageSujet: Re: relation chino-japonaise   Ven 22 Avr 2005 - 12:32

et une analyse de tout ca ^^:

vendredi 22 avril 2005, 10h56
Chine, Japon : une tendance à l'apaisement

Valérie Niquet, Directeur de recherche sur l'Asie à l'IRIS (Institut de relations internationales et stratégiques) à Paris, analyse les récentes tensions entre la Chine et le Japon.

Les tensions récentes entre le Japon et la Chine peuvent-elles déboucher sur une crise plus grave ?


Depuis plusieurs semaines, les manifestations anti-japonaises, d'abord sur Internet puis dans la rue, organisées dans plusieurs grandes villes de Chine, se sont multipliées. Ces manifestations violentes contre les biens japonais, ont été provoquées, selon le gouvernement chinois, par le refus de Tokyo de reconnaître ses torts pendant la seconde guerre mondiale. Au delà de ce motif immédiat au nom duquel la population a dans un premier temps été officieusement encouragée à manifester, Pékin espérait aussi mettre un frein à l'émergence du Japon en tant que puissance politique "normale" en lui interdisant notamment l'entrée au Conseil de sécurité de l'ONU avec un droit de veto, au même titre que la Chine.
Il semble toutefois qu'aujourd'hui, les autorités chinoises s'inquiètent fortement des risques de dérapage et de débordement et aient décidé au contraire de contrôler l'expression populaire et les manifestations. Par ailleurs, la République Populaire de Chine pourrait également accepter de répondre à la demande de Tokyo d'organiser une rencontre entre le Premier ministre japonais Koïzumi et le Chef du Parti communiste président chinois Hu Jintao lors du sommet Asie-Afrique de Jakarta qui se tient aujourd'hui. La tendance semble donc, dans l'immédiat, aller dans le sens de l'apaisement.

Quelles sont les raisons de la prudence chinoise et de la volonté de négociation de Tokyo ?

La Chine et le Japon sont aujourd'hui très liés économiquement. La République Populaire de Chine est désormais, devant les Etats-Unis, le premier partenaire commercial du Japon. Et si Pékin met toujours en avant la "dépendance" du Japon à l'égard de la Chine, les dirigeants chinois savent également que la croissance chinoise continue de très fortement dépendre des investissements extérieurs, notamment japonais, et de l'ouverture des marchés étrangers. Un recul des investissements et une fermeture des marchés, sous la forme par exemple d'un boycott des produits chinois répondant au boycott des produits japonais, pourraient faire peser un risque majeur sur la stabilité économique, et donc politique et sociale de la Chine.


Une analyse de l'IRIS

La violence des manifestations de ces dernières semaines, en s'attaquant aux biens étrangers, nuit également à l'image de la Chine puissance "sûre" que la RPC veut préserver auprès des investisseurs. A un autre niveau, c'est l'image internationale de la Chine "puissance responsable" qui peut en souffrir. Pour la démocratie japonaise, il est inimaginable de provoquer avec son voisin chinois une crise qui pourrait déboucher sur un conflit, ceci d'autant plus que, en terme de défense, le Japon demeure totalement dépendant de son allié américain. Pour l'ensemble de ces raisons, Tokyo, comme Pékin, ont intérêt aujourd'hui à jouer l'apaisement plus que la montée des tensions.

Quelle est la position des voisins de Tokyo et de Pékin ?

La situation est différente en Asie du Nord-Est et en Asie du Sud-Est. Au Nord-Est, le gouvernement sud-coréen a dans une certaine mesure repris les préoccupations de la Chine à l'égard du Japon et de son "révisionnisme historique". Les manifestations d'hostilité ont toutefois été beaucoup moins longues et violentes. Taiwan, colonisé par Tokyo pendant 70 ans, exprime paradoxalement moins d'hostilité à l'égard de l'ancien occupant japonais qu'à l'égard du régime chinois d'aujourd'hui. En Asie du Sud-Est, plus que le passé, c'est le présent qui préoccupe, ainsi que la volonté de préserver un équilibre stratégique non-conflictuel, face notamment aux ambitions de puissance de la Chine. Dans une région où les questions de sécurité continuent de dominer, c'est cette volonté qui explique aujourd'hui le poids que les Etats-Unis, seul garant de cet équilibre, occupe. .

source: yahoo

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MessageSujet: Re: relation chino-japonaise   Lun 6 Nov 2006 - 17:20

en tout cas en France tout les AzN sont solidaires ^^
je conais plein de Chinois , Vietnamien,Laotien,Coréen,Taiwanais,Cambodgien et personne m'en veut d'être jap ^^
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relation chino-japonaise

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