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relation chino-japonaise

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Benkei
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MessageSujet: Re: relation chino-japonaise   Lun 18 Avr - 9:40

dimanche 17 avril 2005, 15h01
Pékin refuse de s'excuser, les relations sino-japonaises se dégradent

PEKIN (AFP) - Les relations sino-japonaises se sont dégradées un peu plus dimanche alors que Pékin a refusé de présenter à Tokyo des excuses pour les violences qui ont émaillé d'importantes manifestations anti-japonaises pour le deuxième week-end consécutif en Chine.

"Le gouvernement chinois n'a jamais rien fait qui mérite la présentation d'excuses au peuple japonais", a dit le ministre chinois des Affaires étrangères Li Zhaoxing après une réunion de crise avec son homologue japonais Nobutaka Machimura, arrivé dans la capitale chinoise en début d'après-midi pour une visite de 36 heures.

"Le problème principal est aujourd'hui que le gouvernement japonais a fait une série de choses qui ont blessé les sentiments du peuple chinois sur la question de Taïwan, des questions internationales dont les droits de l'homme et en particulier la manière dont il traite l'histoire" entre les deux pays, a-t-il ajouté.

La Chine reproche notamment au Japon d'avoir, dans une déclaration nippo-américaine, affirmé il y a deux mois que la sécurité dans le détroit de Taïwan était un "objectif stratégique commun" face à Pékin.

Le gouvernement chinois, qui considère Taïwan comme une province rebelle et a récemment fait adopter une loi anti-sécession par son parlement, a vu dans cette déclaration une "violation de la souveraineté de la Chine".

La Chine et le Japon s'opposent également sur la question de l'exploitation du sous-sol marin en mer de Chine orientale, dans une zone contestée proche des îles Diaoyu (Senkaku en japonais), administrées par Tokyo mais revendiquées par Pékin.

Deux ans après le début de forage par une entreprise d'Etat chinoise dans cette zone, le gouvernement japonais vient la semaine dernière d'accorder le feu vert à des entreprises pour forer dans sa partie contrôlée par le Japon.

Mais, avec la bienveillance des autorités, la population chinoise est avant tout descendue dans les rues pour dénoncer l'homologation par le ministère japonais de l'Education d'un manuel d'histoire minimisant les atrocités commises par l'armée impériale nippone en Asie dans les années 1930-40.

Pour le deuxième week-end consécutif, des manifestations regroupant au total des dizaines de milliers de personnes ont eu lieu dans plusieurs villes de Chine.

Le gouvernement et la presse japonaises sont convaincus que les autorités chinoises ont sciemment laissé "des bandes contrôlées d'émeutiers" attaquer ses représentations diplomatiques.

A Shanghai, où environ 10.000 personnes avaient défilé samedi en direction du consulat du Japon, la façade de la mission diplomatique a été bombardée pendant plusieurs heures par des jets de pierres, de bouteilles, d'oranges et de sacs de peinture. Un incident similaire s'est produit dimanche à Shenyang (nord-est) et avait également eu lieu à l'ambassade du Japon à Pékin le week-end dernier.

"Nous déplorons très vivement les actes de destruction contre l'ambassade du du Japon et d'autres bâtiments ainsi que les violences contre des ressortissants japonais pour la troisième semaine consécutive", a déclaré le chef de la diplomatie nippone.

"Nous souhaitons que le gouvernement chinois agisse sincèrement et promptement conformément aux règles internationales", a ajouté M. Machimura qui a réclamé des excuses.

Dimanche, les défilés anti-japonais les plus importants ont eu lieu à Shenzhen (sud), où plus de 30.000 personnes réparties en plusieurs groupes exprimaient leur patriotisme et leur aversion contre le Japon en scandant "Vive la Chine" ou en dénonçant "les porcs japonais".

A Hong Kong, plusieurs milliers de manifestants ont défilé pacifiquement pour protester contre le manuel d'histoire et crié des slogans comme "Japon, reconnais tes crimes".

source: yahoo
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Benkei
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MessageSujet: Re: relation chino-japonaise   Lun 18 Avr - 9:41

Pékin et Tokyo s'expliquent
PEKIN (Reuters) - Nobutaka Machimura, ministre japonais des Affaires étrangères, a entamé "en pompier diplomatique" une visite en Chine, secouée par une déferlante de manifestations antinippones qui chauffent à blanc les relations bilatérales comme jamais encore depuis des décennies.

Machimura a rencontré dans la soirée à Pékin son homologue Li Zhaoxing dans ce lourd climat. Selon l'agence Kyodo, il lui a fait part de sa profonde préoccupation devant la situation, mais Li lui a rétorqué que la Chine n'avait aucune raison de formuler des excuses.

La vague d'hostilité antinippone, qui affectait encore dimanche une dizaine de grandes villes, selon une télévision de Hong Kong, a été déclenchée il y a 15 jours par la révision des manuels histoire au Japon, qui atténue les atrocités commises par l'armée impériale durant la période d'occupation de la Chine (1931-1945).

D'autres pommes de discorde opposent Tokyo à Pékin: la Chine, un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'Onu disposant du droit de veto, s'oppose à ce que le Japon accède à ce club très restreint. Un contentieux sur la question de l'exploitation de gisements de gaz en mer de Chine orientale grève également les relations bilatérales.

Un étroit dispositif de sécurité a permis d'éviter ce week-end tout incident dans la capitale, où des centaines de policiers anti-émeutes protégeaient l'ambassade du Japon et la résidence de son ambassadeur. Et la place Tienanmen restait sous haute surveillance policière.

"RESTEZ CALMES ET RATIONNELS"

Le calme est également revenu à Shanghai, où 20.000 personnes avaient manifesté la veille contre Tokyo aux cris de "Mort à l'envahisseur japonais" et "Assumez l'Histoire!". Le consulat du Japon et de nombreux restaurant nippons avaient été bombardés de projectiles divers. Quelque 34.000 Japonais vivent à Shanghai, où sont installées des milliers d'entreprises nippones.

Faisant état de deux blessés parmi les ressortissants japonais, le consulat du Japon à Shanghai a déclaré dans un communiqué: "C'est profondément regrettable et nous protestons fermement". La mission diplomatique a exhorté les autorisés locales à "assurer la sécurité des expatriés et des entreprises étrangères, y compris celle des diplomates consulaires japonais".

Un porte-parole de la municipalité de Shanghai a lancé un nouvel appel au calme, invitant la population a "rester calme et rationnelle". Mais, dans le même temps, il a fait valoir que cette situation résultait d'"attitudes et actes erronés du Japon concernant une série de questions relatives à la Chine". Il a évoqué des "manifestations spontanées de mécontentement" de citoyens chinois vis-à-vis "des forces de droite nippones".

Selon la télévision de Hong Kong, où des milliers de Chinois ont défilé pour la première fois, pacifiquement, pour conspuer le Japon, les manifestations se sont poursuivies dans une dizaine de grande villes de Chine continentale, notamment à Donguan, dans le Sud, et Chengdu, dans le Sud-Ouest.

"LE JAPON DEHORS!"

A Donguan, rapporte l'agence de presse japonais Kyodo, quelque 2.000 employés chinois de la compagnie électronique japonaise Taiyo Yuden, ont organisé une "grève violente", tandis que, à Shenzhen, en lisière de Hong Kong, quelque 10.000 Chinois sont descendus dans les rues.

A Shenyang, capitale de la Mandchourie occupée dans les années 1930-40 par l'armée japonaise, 2.000 personnes ont bombardé d'oeufs et de bouteilles le consulat du Japon, rapporte Kyodo. Il n'est jusqu'à Hanoï qui n'ait été touché par cette vague anti-nippone. Une cinquantaine de Chinois y ont scandé "Le Japon dehors!" devant l'ambassade du pays du Soleil levant.

Ces manifestations font craindre aux autorités japonaises des "représailles" dans l'archipel. Un homme qui venait de jeter une bouteille sur le consulat de Chine à Osaka, dans l'ouest du Japon, s'est immolé par le feu pour échapper à la police. Celle-ci a renforcé les mesures de sécurité autour de l'ambassade de Chine à Tokyo et de tous les autres locaux et résidences diplomatiques chinois dans le pays.

Le Japon craint aussi l'impact de ces manifestations sur l'image du pays à l'étranger et les conséquences pour ses entreprises, notamment en Chine, a déclaré le ministre nippon du Commerce, Shoichi Nakagawa. Les échanges commerciaux sino-japonais se montent à 178 milliards de dollars.

source: yahoo
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Benkei
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MessageSujet: Re: relation chino-japonaise   Jeu 21 Avr - 12:49

mardi 19 avril 2005, 12h45
Un passé obsédant revient hanter les relations sino-japonaises

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TOKYO (AFP) - L'Histoire est revenue hanter les relations sino-japonaises, une cour de Tokyo refusant mardi, conformément à la jurisprudence locale, de dédommager des victimes de guerre chinoises, en pleine polémique avec la Chine sur le passé "révisionniste" du Japon.

Et une fois de plus, le Premier ministre conservateur Junichiro Koizumi a imposé une rebuffade à Pékin à propos de ses pèlerinages annuels au sanctuaire patriotique du Yasukuni à Tokyo, écartant à nouveau toute idée de repentance.


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La cour d'appel de Tokyo a confirmé le rejet de la demande de dédommagement de dix ressortissants chinois ayant souffert des exactions de l'armée impériale japonaise, notamment à Nankin en 1937.

Quelque 300.000 soldats et civils chinois ont été tués par la soldatesque nippone en 1937, selon les chiffres chinois, lors du "massacre de Nankin", l'épisode le plus sanglant de la guerre sino-japonaise de 1937-45 qui fit 35 millions de morts.

Les plaignants étaient des survivants ou des parents de victimes de Nankin, des bombardements de l'armée nippone et de la tristement célèbre "Unité 731", qui se livra à des expérimentations bactériologiques sur des prisonniers.

Ils réclamaient des excuses et des réparations d'un montant de 100 millions de yens (un million de dollars). Ils ont l'intention de se pourvoir en cassation devant la Cour suprême, selon un avocat.

Comme lors des jugements précédents, la cour d'appel a estimé que des individus ne pouvaient prétendre à des compensations financières en raison d'accords déjà conclus d'Etat à Etat.

Les tribunaux japonais se fondent constamment sur cette jurisprudence, ainsi que sur la prescription des faits reprochés, et la décision de la Cour d'appel n'est pas directement liée à la grave crise diplomatique actuelle.

"En vertu de la législation internationale, les victimes individuelles de guerre n'ont pas le droit de réclamer des dommages et intérêts à une (ancienne) nation combattante", a argué le juge Masahito Monguchi. "Et aux termes du droit civil (nippon) non plus", a-t-il souligné.

Si l'arrêt de la cour d'appel de Tokyo n'est donc pas une surprise, il coïncide avec la plus grave crise entre la Chine et le Japon depuis la normalisation de leurs relations diplomatiques en 1972. Une querelle qui a justement parmi ses principales causes la brutale occupation d'une partie de la Chine par le Japon entre 1931 et 1945.

C'est le dernier épisode de "la guerre des manuels scolaires" qui a mis le feu aux poudres, alourdissant un climat diplomatique déjà tendu entre le Japon et ses voisins en raison notamment de différends territoriaux maritimes.

Les autorités communistes chinoises sont furieuses face à la réédition au Japon d'un manuel d'histoire qui minimise, selon elles, les crimes de l'impérialisme nippon.

Ce passé controversé, M. Koizumi l'assume sans complexe en visitant le sanctuaire shintoïste du Yasukuni, en plein coeur de Tokyo, à deux pas du Palais impérial.

Depuis son arrivée au pouvoir en 2001, il se rend au moins une fois par an au Yasukuni, consacré aux anciens combattants japonais, dont sept criminels de guerre condamnés par les Alliés après 1945 comme le général Hideki Tojo.

Des visites qui ne manquent jamais de déclencher la fureur de Pékin où M. Koizumi est de facto persona non grata.

"Je me rends au sanctuaire pour jurer de ne plus jamais faire la guerre et pour me recueillir sur la tombe de ceux qui sont tombés au champ d'honneur", a répété M. Koizumi.

"Chaque pays a sa propre histoire, ses propres traditions, chacun a des opinions différentes. Ce qui est crucial, c'est d'approfondir la compréhension mutuelle", a-t-il plaidé.

Dans une interview à la télévision australienne, M. Koizumi a exhorté la Chine à se comporter "en adulte" et à "garder la tête froide".

source:yahoo
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Benkei
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MessageSujet: Re: relation chino-japonaise   Jeu 21 Avr - 12:56

jeudi 21 avril 2005, 11h19
La crise Chine-Japon domine les préparatifs de la réunion afro-asiatique de Jakarta

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JAKARTA (AFP) - Le Japon espérait toujours jeudi un sommet entre son premier ministre Junichiro Koizumi et le président chinois Hu Jintao à l'occasion de la conférence afro-asiatique des 22 et 23 avril à Jakarta, pour désamorcer la crise entre les deux géants de l'Extrême-orient.

Mais la Chine fait durer le suspens alors que les relations diplomatiques entre Tokyo et Pékin sont au plus bas depuis leur établissement il y a plus de 30 ans. Pékin refuse de présenter des excuses exigées par Tokyo pour des violences lors de manifestations anti-japonaises en Chine et réclame que le Japon assume mieux son passé militariste des années 1930-40.


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Interrogé à Jakarta sur les possbilités d'un sommet Koizumi-Hu, le ministre nippon des Affaires étrangères, Nobutaka Machimura, s'est dit optimiste: "Je pense que cela pourra se faire".

Se montrant plutôt conciliant, il a souligné que l'important était de faire baisser la tension avec la Chine, devenue l'an dernier le premier parteniaire commercial du Japon en dépit de frictions politiques.

"Le Japon devra dire quelque chose à propos de tous les actes de destruction. Mais le but principal est que les deux leaders reconfirment avec fermeté l'importance des liens entre le Japon et la Chine", a dit le ministre.

M. Machimura avait indiqué mercredi qu'il entendait profiter de ce sommet indonésien, qui commémore les 50 ans du traité de Bandung, une étape de la décolonisation, pour solliciter l'appui d'autres pays en faveur de la réforme de l'ONU.

Arguant qu'il est l'une des principales sources de financement de l'ONU et un généreux donateur en Asie et en Afrique, le Japon souhaite ardemment se voir attribuer un siège permanent au Conseil de sécurité.

Toutefois, la Chine s'oppose vivement à cette revendication, une hostilité qui a nourri les récentes manifestations anti-japonaises dans le pays.

La Chine est devenue en 2004 le premier partenaire commercial du Japon, devant les Etats-Unis. Mais de violentes manifestations anti-japonaises ont éclaté ces dernières semaines en Chine, après que Pékin eut accusé Tokyo de minimiser les atrocités commises par les troupes japonaises pendant la Seconde guerre mondiale.

La crise sino-japonaise ne figure pas à l'ordre du jour du sommet des 22-23 avril mais elle a dominé les discussions en marge de réunions préparatoires au niveau des ministres des affaires étrangères.

Les voisins asiatiques des deux pays ont prôné la réconciliation.

"Si vous prenez de la distance, je suis très optimiste", a dit le chef de la diplomatie thaïlandaise, Kantathi Supamongkhon.

Une bonne relation entre Pékin et Tokyo "est très importante pour la région", a-t-il dit.

Le ministre malaisien, Syed Hamid Albar, a invité les deux pays à "garder le contrôle de la situation".

"Toute augmentation des tensions dans la région est matière à préoccupation. Les deux pays sont des partenaires importants de nombreux pays d'Asie", a-t-il dit.

Les dirigeants afro-asiatiques réunis en Indonésie doivent adopter dimanche une déclaration solennelle.

Les ministres représentant plus de 80 pays ont préparé un texte qui doit servir à définir un "nouveau partenariat stratégique" et réclamer un recul de la pauvreté, une amélioration des échanges commerciaux et un effort particulier pour les pays marginalisés.

Du 18 au 24 avril 1955, 29 pays du Tiers-Monde, de l'Asie et d'Afrique, s'étaient réunis dans cette ville à 120 km au sud-est de Jakarta. Le communiqué final avait fait date dans l'histoire de la décolonisation et du tiers-mondisme.
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Loan
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MessageSujet: Re: relation chino-japonaise   Ven 22 Avr - 0:47

Fallait bien que ca eclate un jour... Les japonais ne se sont jamais réellement excusés pour les atrocités qu'ils ont commis en Chine. Mais bon est-ce que les américains se sont excusés pour les atrocités du Vietnam...? Déjà que les Japs sont pas trop aimés en Asie, c'est un peuple à part. Mais là, ils vont toucher le pompom. Même si ces deux pays sont les premiers partenaires economiques en Asie, sous ces manifestations se cachent un reel enjeu economique et politique. Les deux pays se disputant l'hegemonie de l'Asie Pacifique.
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Benkei
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MessageSujet: Re: relation chino-japonaise   Ven 22 Avr - 12:29

un bon debut ^^:

Le Japon fait geste d'apaisement envers la Chine

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DJAKARTA (Reuters) - Le Premier ministre japonais Junichiro Koizumi va présenter des excuses pour les souffrances suscitées en Asie par le militarisme nippon, dans le but apparent de calmer la fièvre antinippone qui s'est emparée de la Chine et de la Corée du Sud.

Koizumi doit prononcer un discours lors du sommet Asie-Afrique de Djakarta. Ses services diplomatiques s'efforcent en outre d'organiser à cette occasion une rencontre entre le Premier ministre japonais et le président chinois Hu Jintao afin d'apaiser les tensions entre les deux pays.

Des milliers de Chinois ont protesté lors de manifestations contre ce qu'ils perçoivent comme l'incapacité du Japon à reconnaître son passé militariste, et s'opposent à la candidature du Japon à un siège permanent au Conseil de sécurité de l'Onu.

Des dirigeants japonais ont déjà présenté par le passé leurs excuses pour les dégâts causés en Asie par le militarisme japonais, mais l'originalité de la démarche de Koizumi réside dans la tribune choisie cette fois-ci pour le faire.

"Par le passé, le Japon, par la domination coloniale et par l'agression, a provoqué d'énormes dégâts et souffrances aux peuples de nombreux pays, notamment en Asie", va déclarer Koizumi d'après le texte de son discours.

"Le Japon reconnaît simplement et humblement ces faits de l'histoire", va-t-il ajouter, avant de souligner que le Japon a toujours éprouvé "un profond sentiment de remords".
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Benkei
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MessageSujet: Re: relation chino-japonaise   Ven 22 Avr - 12:30

et :

vendredi 22 avril 2005, 7h29
Deuxième guerre mondiale: "Profond remords" et "excuses sincères" du Japon

JAKARTA (AFP) - Le Japon a par le passé causé des souffrances à de nombreux peuples et éprouve un "profond remords", avec "des excuses sincères toujours présentes à l'esprit", a déclaré vendredi lors du sommet afro-asiatique de Jakarta le Premier ministre japonais Junichiro Koizumi, dans un contexte de forte tension entre Tokyo et Pékin.

"Par le passé le Japon, à travers son administration et son agression coloniales, a causé des torts et des souffrances à des peuples de nombreux pays, en particulier de nations asiatiques. Le Japon regarde droit en face ces faits historiques, dans un esprit d'humilité", a déclaré M. Koizumi.

"Et, avec un sentiment de profond remords et avec des excuses sincères toujours présentes à l'esprit, le Japon s'est constamment résolu, depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale, à ne pas devenir une puissance militaire mais une puissance économique, résolvant tous ses problèmes d'une voie pacifique, sans recourir à la force", a-t-il ajouté.

Le Premier ministre japonais n'a pas mentionné la crise actuelle opposant Tokyo à Pékin, alors que leurs relations sont au plus bas depuis 30 ans.

Des responsables chinois ont déclaré que si M. Koizumi présentait des excuses alors il serait probable que le président Hu Jintao accepte de le rencontrer en marge du sommet. Les deux hommes se sont retrouvés dans la même salle vendredi matin, sans entrer en contact.

Tout comme M. Koizumi, M. Hu n'a fait aucune mention dans son intervention de la tension entre les deux pays.

De violentes manifestations anti-japonaises avaient éclaté ces dernières semaines en Chine, après que Pékin eut accusé Tokyo de minimiser les atrocités commises par les troupes japonaises pendant la Seconde guerre mondiale.

Cependant à Tokyo, une délégation de parlementaires japonais a, comme chaque printemps, visité vendredi le sanctuaire patriotique du Yasukuni, où les pélerinages réguliers du Premier ministre Junichiro Koizumi déclenchent la colère de la Chine et des deux Corées.

Cette initiative collective, en hommage aux soldats japonais morts sous les drapeaux, avait pour cadre le Festival de printemps annuel du sanctuaire shintoïste du Yasukuni.

Toutefois, aucun membre du gouvernement ne faisait partie de la délégation, composée de 168 parlementaires et assistants de la coalition gouvernementale comme de l'opposition, mais dont la visite tôt dans la matinée est restée relativement discrète. Le politicien le plus gradé était un ancien président de la Chambre des représentants, Tamisuke Watanuki.

"Il est naturel que les Japonais aillent au sanctuaire et prient pour les morts tombés au champ d"honneur. Je voudrais que les pays voisins, en particulier la Chine et la Corée du Sud, comprennent cela", a plaidé Takao Fujii, un organisateur des pélerinages des parlementaires au Yasukuni.

"Nous visitons ce sanctuaire par pure intention de ne pas repartir en guerre. Ce n'est pas une distorsion de l'histoire", a souligné M. Fujii.

Le Premier ministre conservateur rebute régulièrement Pékin à propos de ses visites au sanctuaire du Yasukuni, excipant du refus de se laisser dicter sa conduite par la Chine.

Ce sanctuaire est consacré aux anciens combattants japonais, dont sept criminels de guerre condamnés par les Alliés après 1945 comme le général Hideki Tojo. Situé en plein coeur de Tokyo et à deux pas du Palais impérial, il est considéré par ses détracteurs comme un symbole du militarisme du Japon impérial des années 1930-40.

Depuis son arrivée au pouvoir en 2001, M. Koizumi s'y rend au moins une fois par an.

"Je me rends au sanctuaire pour jurer de ne plus jamais faire la guerre et pour me recueillir sur la tombe de ceux qui sont tombés au champ d'honneur", a encore répété mardi M. Koizumi. "Chaque pays a sa propre histoire, ses propres traditions, chacun a des opinions différentes. Ce qui est crucial, c'est d'approfondir la compréhension mutuelle", avait-il expliqué.

S'il est pro-américain --il soutient sans faille les Etats-Unis en Irak--, M. Koizumi ne cache pas ses sympathies nationalistes. On le dit amateur des écrits des jeunes kamikazes de la Seconde Guerre mondiale.
source:yahoo
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Benkei
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MessageSujet: Re: relation chino-japonaise   Ven 22 Avr - 12:32

et une analyse de tout ca ^^:

vendredi 22 avril 2005, 10h56
Chine, Japon : une tendance à l'apaisement

Valérie Niquet, Directeur de recherche sur l'Asie à l'IRIS (Institut de relations internationales et stratégiques) à Paris, analyse les récentes tensions entre la Chine et le Japon.

Les tensions récentes entre le Japon et la Chine peuvent-elles déboucher sur une crise plus grave ?


Depuis plusieurs semaines, les manifestations anti-japonaises, d'abord sur Internet puis dans la rue, organisées dans plusieurs grandes villes de Chine, se sont multipliées. Ces manifestations violentes contre les biens japonais, ont été provoquées, selon le gouvernement chinois, par le refus de Tokyo de reconnaître ses torts pendant la seconde guerre mondiale. Au delà de ce motif immédiat au nom duquel la population a dans un premier temps été officieusement encouragée à manifester, Pékin espérait aussi mettre un frein à l'émergence du Japon en tant que puissance politique "normale" en lui interdisant notamment l'entrée au Conseil de sécurité de l'ONU avec un droit de veto, au même titre que la Chine.
Il semble toutefois qu'aujourd'hui, les autorités chinoises s'inquiètent fortement des risques de dérapage et de débordement et aient décidé au contraire de contrôler l'expression populaire et les manifestations. Par ailleurs, la République Populaire de Chine pourrait également accepter de répondre à la demande de Tokyo d'organiser une rencontre entre le Premier ministre japonais Koïzumi et le Chef du Parti communiste président chinois Hu Jintao lors du sommet Asie-Afrique de Jakarta qui se tient aujourd'hui. La tendance semble donc, dans l'immédiat, aller dans le sens de l'apaisement.

Quelles sont les raisons de la prudence chinoise et de la volonté de négociation de Tokyo ?

La Chine et le Japon sont aujourd'hui très liés économiquement. La République Populaire de Chine est désormais, devant les Etats-Unis, le premier partenaire commercial du Japon. Et si Pékin met toujours en avant la "dépendance" du Japon à l'égard de la Chine, les dirigeants chinois savent également que la croissance chinoise continue de très fortement dépendre des investissements extérieurs, notamment japonais, et de l'ouverture des marchés étrangers. Un recul des investissements et une fermeture des marchés, sous la forme par exemple d'un boycott des produits chinois répondant au boycott des produits japonais, pourraient faire peser un risque majeur sur la stabilité économique, et donc politique et sociale de la Chine.


Une analyse de l'IRIS

La violence des manifestations de ces dernières semaines, en s'attaquant aux biens étrangers, nuit également à l'image de la Chine puissance "sûre" que la RPC veut préserver auprès des investisseurs. A un autre niveau, c'est l'image internationale de la Chine "puissance responsable" qui peut en souffrir. Pour la démocratie japonaise, il est inimaginable de provoquer avec son voisin chinois une crise qui pourrait déboucher sur un conflit, ceci d'autant plus que, en terme de défense, le Japon demeure totalement dépendant de son allié américain. Pour l'ensemble de ces raisons, Tokyo, comme Pékin, ont intérêt aujourd'hui à jouer l'apaisement plus que la montée des tensions.

Quelle est la position des voisins de Tokyo et de Pékin ?

La situation est différente en Asie du Nord-Est et en Asie du Sud-Est. Au Nord-Est, le gouvernement sud-coréen a dans une certaine mesure repris les préoccupations de la Chine à l'égard du Japon et de son "révisionnisme historique". Les manifestations d'hostilité ont toutefois été beaucoup moins longues et violentes. Taiwan, colonisé par Tokyo pendant 70 ans, exprime paradoxalement moins d'hostilité à l'égard de l'ancien occupant japonais qu'à l'égard du régime chinois d'aujourd'hui. En Asie du Sud-Est, plus que le passé, c'est le présent qui préoccupe, ainsi que la volonté de préserver un équilibre stratégique non-conflictuel, face notamment aux ambitions de puissance de la Chine. Dans une région où les questions de sécurité continuent de dominer, c'est cette volonté qui explique aujourd'hui le poids que les Etats-Unis, seul garant de cet équilibre, occupe. .

source: yahoo
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Kenji91
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MessageSujet: Re: relation chino-japonaise   Lun 6 Nov - 17:20

en tout cas en France tout les AzN sont solidaires ^^
je conais plein de Chinois , Vietnamien,Laotien,Coréen,Taiwanais,Cambodgien et personne m'en veut d'être jap ^^
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